La russie impose des obligations aux géants du numérique apple et microsoft
À retenir :
- La Russie renforce son contrôle sur les services numériques étrangers.
- Apple et Microsoft inscrits au registre des organisateurs de diffusion par Roskomnadzor.
- Nouvelles obligations concernant la conservation des données locales.
- Sanctions possibles pour les entreprises qui refusent de se conformer.
- Tension accrue entre Apple et Moscou sur la confidentialité des données.
La Russie renforce son emprise sur les services numériques étrangers en inscrivant Apple et Microsoft, le 2 octobre, au registre des organisateurs de diffusion d’information géré par Roskomnadzor. Cette inscription impose aux deux entreprises de nouvelles responsabilités concernant les données de leurs utilisateurs locaux. Conformément à cette nouvelle législation, elles devront conserver certaines informations relatives aux communications en Russie pendant trois ans. De plus, le contenu des messages, ainsi que des appels audio et vidéos, pourrait être retenu jusqu’à six mois. Les autorités de sécurité ont également la possibilité d’exiger l’accès à ces données.
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Cependant, il est important de préciser qu’enregistrer ces entreprises dans ce registre ne signifie pas qu’Apple ou Microsoft aient déjà transmis des communications aux autorités russes.

Cette décision s’inscrit dans un contexte déjà tendu entre Moscou et Apple. La Russie avait bloqué FaceTime fin 2025 et intensifié depuis ses pressions réglementaires sur la firme californienne. En avril 2026, Apple a suspendu les paiements via l’App Store dans le pays avant d’éliminer plusieurs applications russes ciblées par des sanctions internationales. Par ailleurs, Moscou a entamé une procédure contre Apple pour exiger la préinstallation de MAX et du magasin RuStore sur les iPhone et iPad vendus en territoire russe.
Les entreprises qui refusent de se conformer aux obligations imposées par ce registre s’exposent à des amendes et potentiellement à des restrictions sur leurs services. D’après Bloomberg, « Les entreprises figurant sur la liste doivent conserver les communications des utilisateurs locaux et les remettre aux services de sécurité si elles en reçoivent la demande. » Pour l’instant, ni Apple ni Microsoft n’ont annoncé publiquement leur intention de respecter ces exigences légales. Pour Apple en particulier, cette situation met encore plus en lumière le dilemme auquel elle fait face : concilier son engagement envers la confidentialité avec sa présence dans un marché où le contrôle étatique d’Internet devient chaque jour plus strict






