Apple conteste amende de 1,8 milliard d’euros pour streaming musical en Europe
À retenir :
- Apple conteste l’amende de 1,8 milliard d’euros infligée par la Commission européenne
- La plainte de Spotify a initié cette affaire il y a plusieurs années
- Apple accusé d’abus de position dominante sur le marché du streaming musical
- Commission européenne estime qu’Apple empêche les développeurs de proposer des abonnements moins chers
- Apple contraint à mettre à jour les règles de son App Store pour permettre plus de transparence
Apple a décidé de contester fermement l’amende record de 1,8 milliard d’euros qui lui a été infligée en Europe suite à des accusations d’abus de position dominante sur le marché du streaming musical. C’est en réponse à une plainte émise par Spotify il y a quelques années que la Commission européenne a sanctionné Apple au mois de mars dernier. L’autorité européenne a conclu que la firme à la pomme avait abusé de sa position pour empêcher les développeurs d’applications musicales de communiquer directement avec leurs utilisateurs afin de leur proposer des offres d’abonnement plus avantageuses.
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En effet, Apple impose une commission de 30% sur les abonnements souscrits via ses applications, ce qui pousse les services comme Spotify à augmenter leurs tarifs s’ils veulent maintenir leur rentabilité. Cette politique contraste avec le traitement privilégié réservé à Apple Music, le service concurrent direct géré par la société américaine.

Suite aux directives de la Commission européenne, Apple a été contraint non seulement d’arrêter cette pratique discriminatoire, mais aussi d’autoriser les applications musicales présentes dans l’Espace économique européen à orienter les utilisateurs vers des moyens alternatifs pour souscrire à des abonnements, en ajoutant des liens externes dans leurs plateformes.

Malgré ces décisions contraignantes, Apple n’a pas tardé à réagir et a contesté frontalement cette amende ainsi que les injonctions imposées par l’exécutif européen. La multinationale américaine a saisi le Tribunal de l’Union européenne au Luxembourg dans l’espoir d’obtenir l’annulation pure et simple de ces mesures coercitives






