À retenir : – apple promeut des barrières de sécurité pour les enfants sur iPhone – l’entreprise fait du lobbying contre une vérification d’âge obligatoire – la louisiane a tenté de faire adopter une loi pour vérifier l’âge des utilisateurs – meta et match group soutiennent un contrôle d’âge via les magasins d’applications – le projet de loi a été adopté à l’unanimité par la chambre des représentants
Apple met en avant la sécurité des enfants sur les iPhone, tout en s’opposant à certaines mesures
Apple affirme qu’elle déploie tous les efforts nécessaires pour instaurer des protections contre l’addiction aux smartphones chez les plus jeunes. Cependant, l’entreprise ne recule pas devant le lobbying pour contrer certaines de ces initiatives.
Un projet de loi controversé en Louisiane
La Louisiane a été parmi les premiers États américains à essayer d’imposer à Apple une vérification de l’âge des utilisateurs de ses appareils. Des défenseurs de la sécurité enfantine soutiennent qu’Apple et Google sont dans une position idéale pour garantir cette protection en exigeant que les utilisateurs vérifient leur âge.
Kim Carver, un nouveau législateur local, a mentionné dans le Wall Street Journal que dès que les lobbyistes d’Apple ont découvert l’inclusion d’une disposition relative à la vérification d’âge dans une proposition de loi destinée à protéger les enfants des dangers véhiculés par les réseaux sociaux et autres technologies, ils ont réagi avec agitation. Un lobbyiste a qualifié cette mesure de « pilule empoisonnée » promue par Meta et a partagé des articles mettant en lumière des accusations selon lesquelles Meta n’aurait pas réussi à protéger adéquatement les jeunes.
Carver a décrit l’approche d’Apple comme étant omniprésente : « C’était toute la journée, tous les jours. » Lors de différentes discussions, il est devenu évident que l’entreprise était fermement opposée à toute réglementation imposant une limite d’âge.
Une approche partagée par Meta
Meta ainsi que Match Group (le propriétaire de Tinder) se sont mis d’accord sur le fait que ce serait aux magasins d’applications (iOS et Android) plutôt qu’aux applications elles-mêmes de gérer la vérification d’âge. Comme l’a souligné un porte-parole de Meta : « Plutôt que d’obliger les parents à fournir des informations sensibles ou une preuve identitaire concernant l’âge pour chaque application utilisée par leurs enfants, un espace centralisé pourrait faciliter cette démarche. »
Match Group estime également que confier seule aux développeurs la responsabilité n’est pas suffisant pour assurer la sécurité des enfants. Selon Kim Carver, si certaines entreprises ne prennent pas suffisamment au sérieux leurs obligations concernant la vérification d’âge, elles pourraient faire face à des amendes conséquentes.
En réponse à ces propositions législatives, Apple a vivement manifesté son désaccord. Le législateur Carver se souvient : « À ce moment-là, je me suis dit : OK, on a fini de parler. » Le projet de loi initialement contesté a finalement été adopté unanimement par la Chambre des représentants.
Rédacteur en chef de Kame House, Nicolas est un passionné des nouvelles technologies et des jeux vidéos depuis toujours. Roule fièrement en Tesla Model 3 depuis 2022 !