À retenir : – Apple et Google ont été avertis de retirer TikTok en janvier. – Une loi impose la cession ou le retrait de TikTok aux États-Unis. – TikTok a demandé à la Cour suprême de revoir la décision d’interdiction. – La législation vise à protéger la sécurité nationale des États-Unis. – Le climat politique autour de TikTok pourrait évoluer avec le retour potentiel de Donald Trump.
Apple se prépare à retirer TikTok de l’App Store américain en janvier, selon les avertissements des législateurs. Aujourd’hui, le président d’une commission de la Chambre des représentants des États-Unis sur la Chine a informé Tim Cook, le PDG d’Apple, ainsi que Sundar Pichai, le patron d’Alphabet (la société mère de Google), qu’ils doivent être prêts à enlever TikTok de l’App Store et du Play Store à partir du 19 janvier.
La semaine précédente, une Cour d’appel fédérale américaine a confirmé la loi qui oblige ByteDance, la société chinoise propriétaire de TikTok, à céder son application aux États-Unis sous peine d’interdiction. Les représentants John Moolenaar et Raja Krishnamoorthi ont chacun encouragé Shou Zi Chew, le PDG de TikTok, à vendre cette plateforme utilisée par 170 millions d’Américains. « Le Congrès a agi de manière décisive pour défendre la sécurité nationale des États-Unis et protéger les utilisateurs américains de TikTok contre le Parti communiste chinois ». Ils ont également ajouté: « Nous demandons instamment à TikTok de procéder immédiatement à une cession qualifiée ».
Récemment, le réseau social a saisi la Cour suprême afin qu’elle reconsidère cette décision interdisant son application. Il met en avant les conséquences potentielles pour ses 170 millions d’utilisateurs mensuels aux États-Unis. La législation concernée est connue sous le nom de Protecting Americans from Foreign Adversary Controlled Applications Act ; elle a été promulguée par Joe Biden en avril 2024 et exige que TikTok soit vendu ou retiré des magasins d’applications américains avant le 19 janvier 2025. Son objectif principal est de protéger la sécurité nationale américaine face aux risques potentiels liés à la collecte de données par la Chine.
La situation autour du réseau social pourrait encore évoluer avec l’éventuel retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025. Bien qu’il ait initialement soutenu l’idée d’interdire l’application durant son premier mandat, il semble actuellement plus enclin à favoriser son maintien et pourrait tenter d’empêcher l’application directe de cette loi dès sa prise fonction.