À retenir : – Le juge a estimé que l’accord ne contenait aucune information pertinente. – Apple n’est plus visé par les demandes restantes dans ce procès. – OpenAI continue de se défendre contre les accusations antitrust. – L’accord avec Apple restera confidentiel et ne fera pas partie des preuves. – OpenAI prépare une demande de jugement sommaire.
OpenAI ne parviendra pas à obtenir l’accord confidentiel conclu entre Apple, X et SpaceX dans le cadre de leur procès antitrust. Après avoir pris connaissance du document en question, le juge fédéral Mark Pittman a jugé, le 17 septembre, qu’il ne contenait aucune information pertinente pour la suite des événements, permettant ainsi au procès de se poursuivre sans la participation d’Apple. Le juge a examiné l’accord avant de rejeter la demande présentée par X et SpaceX, deux entreprises dirigées par Elon Musk. Celles-ci avaient récemment annoncé un accord avec Apple et sollicité l’abandon définitif de leurs poursuites contre le fabricant de l’iPhone. Les détails de cet accord n’ont pas été rendus publics.
En réponse à cette situation, OpenAI, qui demeure défendeur dans l’affaire, a introduit une requête d’urgence afin d’obtenir communication du texte aux plaignants. Au départ, le juge Mark Pittman avait ordonné que ce document lui soit transmis pour un examen confidentiel (in camera), permettant ainsi d’évaluer si son contenu pourrait être utile à la préparation de sa défense. Toutefois, après avoir examiné ledit document jeudi dernier, il a conclu qu’il n’apportait pas d’éléments utiles concernant les questions qui doivent être tranchées lors du jugement sommaire ou dans un futur procès éventuel.
Cette décision signifie également que la phase de découverte liée uniquement à ce document ne sera pas rouverte. Il est intéressant de noter que les délais ont joué un rôle important : OpenAI avait déposé sa demande le 15 septembre alors que la collecte des preuves était déjà close depuis le 31 juillet. Le tribunal a rappelé que maintenir la confidentialité favorise les règlements amiables et qu’un accord secret ne devrait être divulgué à une autre partie que s’il y a un lien concret avec les points encore en litige.
Bien qu’Apple se retire maintenant du dossier, le procès contre OpenAI se poursuit. Cette affaire trouve ses racines dans une plainte antitrust déposée par X et la société d’intelligence artificielle associée à Musk qui accusaient Apple et OpenAI d’avoir collaboré pour favoriser ChatGPT au sein des services Apple Intelligence tout en limitant la visibilité des solutions concurrentes telles que Grok sur l’App Store. Les deux entreprises ont toujours fermement nié ces allégations.
Dans ce contexte où Apple n’est donc plus concernée par les demandes restantes mais conserve néanmoins une importance clé dans cette affaire initiale — reposant en partie sur l’accès aux fonctionnalités d’Apple Intelligence — il convient aussi de rappeler qu’une étape précédente impliquait Craig Federighi concernant les demandes autour de Grok.
À présent, bien que cette requête ait été rejetée sans trancher les accusations antitrust contre OpenAI elles-mêmes — signifiant simplement que l’accord avec Apple demeurera confidentiel et hors du domaine des preuves disponibles — cela marque tout-de-même un tournant significatif : peut-être moins sur son contenu direct mais plutôt sur son implication vis-à-vis des futures décisions juridiques en cours.
Pour finir, OpenAI prépare maintenant une demande visant à obtenir un jugement sommaire : il s’agit d’une procédure où une partie cherche explicitement à faire prononcer une décision sans passer par un procès complet pour tout ou partie des revendications formulées précédemment. Le tribunal lui ayant accordé plus de temps pour soumettre cette demande sous forme écrite avant même la clôture formelle du processus probatoire qui s’est déroulé sans inclure cet accord avec AppleX.
Rédacteur en chef de Kame House, Nicolas est un passionné des nouvelles technologies et des jeux vidéos depuis toujours. Roule fièrement en Tesla Model 3 depuis 2022 !