À retenir : – Les États-Unis critiquent l’amende de 500 millions d’euros infligée à Apple. – L’administration américaine voit cette amende comme une extorsion économique. – La Maison Blanche menace de représailles contre l’Union européenne. – Le DMA européen vise à augmenter la concurrence sur le marché des applications. – Apple a restreint les informations aux développeurs concernant des options de paiement alternatives.
**Extorsion économique : Les États-Unis critiquent l’amende de l’Europe pour Apple et le DMA**
Les États-Unis ont réagi à la récente amende de 500 millions d’euros infligée par la Commission européenne à Apple, en lien avec le Digital Markets Act (DMA). L’administration de Donald Trump évoque une forme d’extorsion économique. La Maison Blanche a exprimé son désaccord vis-à-vis de cette décision, qualifiant cette nouvelle approche de « néo-extorsion économique ». Un porte-parole a confié à Reuters que cette pratique ne sera pas tolérée.
Il a ajouté que les réglementations extraterritoriales visant spécifiquement les entreprises américaines étouffent l’innovation et facilitent la censure, constituant ainsi des obstacles au commerce et une menace directe pour une société civile libre.
Un mémo émis par la Maison Blanche en février avait déjà signalé que les États-Unis envisageraient des représailles si l’Union européenne ciblait des entreprises technologiques américaines dans le cadre du DMA, un règlement conçu pour accroître la concurrence sur le marché numérique.
En ce qui concerne Apple, l’amende européenne repose sur des accusations selon lesquelles l’entreprise aurait empêché les développeurs d’applications distribuant via son App Store d’informer librement les utilisateurs sur d’autres options de paiement ou d’abonnement disponibles en dehors de sa plateforme, souvent moins coûteuses. De plus, ces développeurs sont également limités dans leur capacité à orienter les utilisateurs vers ces alternatives concurrentes, ce qui restreint la concurrence et réduit le choix pour les consommateurs européens.
Le DMA impose aux grandes plateformes numériques, connues sous le nom de « gatekeepers », des obligations visant à garantir que les développeurs soient libres d’informer et guider les utilisateurs vers des offres concurrentes afin d’assurer un marché plus ouvert et équitable. En restreignant cette possibilité, Apple renforce ainsi la dépendance des utilisateurs envers son écosystème tout en limitant la concurrence sur le marché des applications mobiles.
La Commission européenne considère donc que ces pratiques sont contraires aux objectifs du DMA qui visent à protéger les consommateurs et garantir un cadre concurrentiel équitable dans l’économie numérique européenne. C’est pourquoi elle a décidé d’infliger cette amende conséquente à Apple
Rédacteur en chef de Kame House, Nicolas est un passionné des nouvelles technologies et des jeux vidéos depuis toujours. Roule fièrement en Tesla Model 3 depuis 2022 !