Victoire judiciaire d’apple sur la collecte de données personnelles

À retenir :
– Le juge a rejeté l’action collective contre Apple.
– Les paramètres de partage d’analyses de l’iPhone ne violent pas la vie privée.
– Les plaignants avaient une interprétation erronée des fonctions de l’appareil.
– La plainte initiale accusait Apple de tromper ses clients sur la collecte de données.
– Les mécanismes internes d’Apple pour améliorer ses services sont légaux.


Apple a récemment obtenu un succès judiciaire concernant la collecte de données. Le juge américain Edward J. Davila a rejeté l’action collective contre la célèbre entreprise, estimant que les paramètres de partage d’analyses sur l’iPhone ne contreviennent pas aux lois californiennes sur la protection de la vie privée. Selon lui, les plaignants avaient mal interprété le fonctionnement des appareils et leurs arguments techniques n’ont pas trouvé écho devant le tribunal.

La plainte initiale, déposée en novembre 2022, accusait Apple de tromper ses utilisateurs en continuant à recueillir des données personnelles à travers des services tels que l’App Store, Apple Music et Apple TV, même lorsque ces derniers croyaient avoir restreint cette collecte. Les plaignants avaient ensuite modifié leur requête en avril 2025 après un premier rejet partiel de certaines allégations en septembre 2024 concernant les réglages permettant le suivi des applications.

Victoire judiciaire d'apple sur la collecte de données personnelles
Dans son ordonnance de 21 pages validant la motion de rejet d’Apple, le juge Davila a souligné que l’interprétation selon laquelle désactiver l’option « Partager l’analyse » signifierait qu’aucune donnée d’utilisation ne serait envoyée au constructeur est objectivement déraisonnable. Il a précisé que la nature et le degré des données collectées se distinguent suffisamment pour justifier une attente raisonnable en matière de respect de la vie privée.

Victoire judiciaire d'apple sur la collecte de données personnelles
L’accusation avait également tenté d’évoquer une violation du California Invasion of Privacy Act, assimilant les processus d’Apple à ceux d’un pen register — un dispositif qui recueille des informations sans enregistrer le contenu des communications. Cependant, Apple a répliqué que cette définition s’applique généralement aux outils utilisés par les forces de l’ordre nécessitant un mandat. Le tribunal a donné raison à Apple ; le juge Davila a expliqué que si on interprétait la loi différemment, cela pourrait mener à des conséquences absurdes : « Par exemple, si l’on lisait [la loi] dans l’autre sens », cela créerait une responsabilité pénale pour les journaux d’appels sur les téléphones portables car ils listent également ces informations.

Malgré ce verdict défavorable pour les plaignants dans leur ensemble, le juge leur a néanmoins offert une chance de modifier leur plainte par souci de prudence. Cependant, il est peu probable qu’ils réussissent sur les accusations liées au pen register qui n’ont pas été clairement définies dans le contexte des applications proposées par Apple

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Hyunkel

Très gros fan de Dragon Quest Dai no Daiboken, de jeux vidéo et de bière. 1 par 1 ou tout en même temps, ça dépend des jours.

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