À retenir : – swen vincke explique que l’ia est utilisée pour des travaux conceptuels – l’hystérie autour de l’ia rappelle les craintes face à la machine à vapeur au XIXe siècle – l’ia peut aider à réduire le temps et le coût de développement des jeux – les tâches ennuyeuses peuvent être automatisées, permettant aux artistes de se concentrer sur l’essentiel – des doubleurs resteront nécessaires pour les dialogues importants et les cinématiques
Daniel Vavra, le cofondateur de Warhorse Studios, s’est récemment exprimé avec véhémence pour défendre Larian Studios face à des critiques suite aux récentes déclarations de Swen Vincke. Ce dernier avait expliqué que son équipe explorait l’utilisation de l’intelligence artificielle, mais uniquement dans un cadre conceptuel pour le texte et les illustrations, avant que des humains ne prennent en main la finalisation du produit. Pourtant, cette initiative a suscité une forte réaction parmi les joueurs, au point que Vavra a jugé nécessaire de réagir : « L’hystérie autour de l’IA ressemble à ceux qui voulaient détruire les machines à vapeur au XIXe siècle. »
Il souligne également l’ironie qu’ils soient accusés d’utiliser l’IA pour leur jeu « Kingdom Come: Deliverance 2 ». Bien qu’il admette ne pas être un expert en la matière, il précise avoir utilisé Topaz Labs — un outil d’amélioration par IA — pour rehausser la résolution de certains éléments du premier opus. Si Vavra n’est pas favorable à des graphismes entièrement produits par une machine, il estime qu’il est temps d’accepter que l’intelligence artificielle fait désormais partie intégrante du paysage vidéoludique.
« Je suis surtout inquiet pour la musique, car on n’arrive déjà plus à faire la différence », confie-t-il. Il exprime son exaspération face au temps et aux ressources colossales nécessaires pour créer un jeu vidéo—souvent près de sept ans d’efforts impliquant jusqu’à 300 personnes et des millions de dollars. Il mentionne même que son collègue Tom a dû passer 500 heures en studio juste pour enregistrer des répliques basiques.
Pour lui, si l’IA peut alléger ce processus et permettre à une petite équipe d’accomplir en un an ce qui aurait pris beaucoup plus longtemps auparavant sans compromettre la qualité artistique—avec toujours un directeur artistique et une équipe créative—il serait tout à fait disposé à adopter cette technologie. Néanmoins, il insiste sur le fait que les doubleurs et acteurs restent indispensables pour les cinématiques ainsi que pour les dialogues clés tout au long des quêtes principales ou secondaires : « Pas besoin d’une performance oscarisée pour commander une saucisse ou demander son chemin jusqu’au château
Extraterestre un peu perché du haut de ma soucoupe, j'aide la bande avec mes articles d'un très haut niveau orthographique. Je suis moi aussi passionné de high tech depuis que mon modem 56K faisait pas mal de bruit en chargeant mon AOL illimité.