À retenir : – SEGA a annulé l’initiative SUPER GAME sans présenter de projets. – Le projet visait à ressusciter plusieurs licences via des suites ou remakes. – Le PDG a évoqué les risques financiers liés aux jeux à service (GAAS). – SEGA continue avec des projets traditionnels comme Shinobi et Crazy Taxi. – La concurrence sur le marché des jeux est jugée trop élevée.
Le PDG de SEGA, Shuji Utismo, a récemment évoqué l’annulation du projet SUPER GAME dans une interview accordée à Nikkei. Ce projet, qui n’a jamais été concrétisé, visait à revitaliser plusieurs licences emblématiques de l’entreprise, tant sous la forme de suites classiques que de remakes ou même d’adaptations pour un modèle de jeux à service (GAAS).
Cependant, cette initiative a été abandonnée plus tôt cette année au profit des expériences traditionnelles. Parmi celles-ci figurent des titres tels que *Shinobi : Art of Vengeance* et le prochain *Crazy Taxi : World Tour*. Il est intéressant de noter qu’il y a un peu plus de cinq ans, SEGA souhaitait s’engager dans le secteur des jeux à service avec un investissement initial ambitieux dépassant les 882 millions de dollars. Toutefois, l’entreprise a rapidement pris conscience des risques associés à ce modèle économique complexe où seuls quelques titres parviennent réellement à se démarquer tandis que beaucoup d’autres échouent.
Utismo souligne que face aux évolutions du marché et une concurrence toujours plus féroce, le risque financier devient trop important pour poursuivre cette voie sans précautions. Ainsi, bien qu’il ne soit pas encore clair si certains projets comme *Jet Set Radio* ont survécu à cette réévaluation stratégique, SEGA rassure en affirmant sa présence dans le domaine des GAAS grâce à des franchises éprouvées telles que *Phantom Star Online 2 : Genesis*, *Football Club*, et le futur titre *Total War : Warhammer 40.000*