À retenir : – Licenciements de 300 employés chez Virtuos, soit environ 7 % des effectifs. – La majorité des licenciements concernent la branche chinoise. – Un tournant vers les technologies d’IA avec des stages obligatoires pour certains employés. – Le contrat avec Oblivion Remake a été signé avec Microsoft sans royalties sur les ventes. – Gel des salaires pour économiser en raison des exigences de haute qualité.
Virtuos : entre ambitions et réalités, des licenciements annoncés et un virage vers l’IA générative
Depuis plusieurs années, Virtuos s’est fait un nom dans l’industrie du jeu vidéo grâce à ses collaborations avec de grandes enseignes pour réaliser des portages de qualité, notamment sur Nintendo Switch. L’entreprise a peu à peu gagné en notoriété, ressemblant à une version moderne de Bluepoint grâce à ses remakes graphiques de titres prestigieux comme The Elder Scrolls IV : Oblivion et plus récemment Metal Gear Solid Delta.
Pourtant, derrière cette façade prometteuse se cache une réalité moins reluisante. Selon les informations rapportées par Gautoz, anciennement de Gamekult et actuellement chez Origami, Virtuos s’apprête à faire face à une vague de licenciements touchant environ 300 employés, ce qui représente près de 7 % des effectifs. La majorité des pertes d’emplois seront concentrées dans la branche chinoise, avec environ 200 salariés concernés. Le reste du personnel sera affecté ailleurs, y compris en France.
Cette décision découle d’une recherche incessante de rentabilité et d’un tournant pris vers les technologies d’intelligence artificielle. Des sources indiquent que certains employés sont désormais contraints de suivre des stages sur ce sujet. Ces formations pourraient potentiellement mener au développement d’outils basés sur l’IA capables de remplacer ceux qui les ont conçus—une situation que l’on observe déjà chez certaines entreprises comme King.
De plus, Gautoz précise qu’en vue d’améliorer son image et renforcer sa position dans le secteur, Virtuos a signé un contrat avec Microsoft pour le remake d’Oblivion sans royalties sur les ventes. Cette entente exige également une qualité exceptionnelle surpassant le niveau habituel attendu par la société, au point que cela entraîne un gel des salaires pour compenser ces nouvelles exigences financières. Un tableau qui illustre bien la complexité du milieu actuel où ambition rime parfois avec précarité