À retenir : – Kevin Hassett affirme que l’objectif n’est pas de nuire à Apple. – Les droits de douane sur les produits Apple sont fixés à 25%. – Hassett pense qu’Apple absorbera le coût des droits de douane. – L’administration est consciente des défis pour rapatrier la production aux USA. – Les entreprises décident si elles répercutent ou non les coûts sur les consommateurs.
Lors d’une interview pour l’émission Squawk Box de CNBC, Kevin Hassett, le directeur du Conseil économique national, a affirmé que l’objectif de l’administration Trump n’était pas de nuire à Apple. Cela survient après la décision du 47ème président américain d’imposer une taxe de 25 % sur les produits Apple. Hassett a déclaré : « Tout le monde essaie de faire croire que c’est une catastrophe s’il y a un petit droit de douane sur eux en ce moment, pour essayer de faire baisser les droits de douane. Au final, nous verrons ce qui se passera, nous verrons quelle est la mise à jour, mais nous ne voulons pas nuire à Apple. »
Il semble également convaincu qu’Apple absorbera cette hausse des tarifs et ne transférera pas ce coût supplémentaire aux consommateurs. Il a expliqué : « Si vous pensez qu’Apple a une usine quelque part qui produit un nombre fixe d’iPhones et qu’ils doivent être vendus quoi qu’il arrive, alors c’est Apple qui supportera les droits de douane, pas les consommateurs, car l’offre est élastique. » Cette déclaration soulève des questions quant à la possibilité réelle pour Apple de rapatrier sa production aux États-Unis dans un délai raisonnable.
Concernant la manière dont ces droits douaniers seront gérés par les entreprises concernées plutôt que par les consommateurs eux-mêmes, il convient de noter que cela relève uniquement des décisions individuelles des sociétés impliquées. Les États-Unis ne sont pas encore dans un système économique planifié.
Hassett a aussi glissé une remarque qui pourrait révéler une autre motivation derrière ces taxes élevées : « [Apple] doit déplacer sa production à l’étranger autant que possible pour que l’économie américaine soit sécurisée et ne soit pas sujette au chantage chinois. » Ce questionnement suggère alors pourquoi conditionner ces 25 % supplémentaires au rapatriement des activités sur le sol américain reste un mystère non résolu